Comment lancer une franchise en Afrique : l’exemple de la Côte d’Ivoire
Admin Africa Mag
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30/04/2025
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Comment lancer une franchise en Afrique : l’exemple de la Côte d’Ivoire.
La Côte d’Ivoire, hub économique de l’Afrique de l’Ouest, est un terrain fertile pour la franchise grâce à sa stabilité politique, sa classe moyenne croissante et son environnement des affaires amélioré.
En effet, selon la banque mondiale, au cours de la dernière décennie, la Côte d'Ivoire a discrètement, mais implacablement, transformé son économie.
En tant que premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire enregistre l’un des taux de croissance économique les plus rapides et soutenus en Afrique subsaharienne depuis plus de dix ans.
Avec une croissance du PIB réel de 8,2 % en moyenne sur la période 2012-2019, la Côte d’Ivoire a réussi à contenir la pandémie de COVID-19 et à maintenir une croissance positive en 2020 à 2 %.
En 2021, le pays a renoué avec sa trajectoire de forte croissance et continue de jouer un rôle central en tant que hub économique régional et terre d’accueil pour de nombreux ressortissants des pays membres de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
La Côte d’Ivoire s’est engagée dans un ambitieux programme de transformation économique, visant à dépasser le simple statut d'exportateur de matières premières pour devenir un acteur incontournable des chaînes de valeur mondiales.
Aujourd'hui, la Côte d'Ivoire se réinvente en tant que leader de la transformation des noix de cajou, avec des exportations de produits transformés ayant atteint plus de 330 000 tonnes. La Côte d'Ivoire a maintenu une trajectoire résiliente malgré les perturbations mondiales, enregistrant une croissance moyenne du PIB réel de 6,5 % entre 2021 et 2023. Ce taux, inférieur aux niveaux d’avant la pandémie, dépasse les moyennes régionales et mondiales. Les perspectives demeurent favorables, avec une croissance attendue au-delà de 6 %, soutenue par l’investissement public et privé et la consommation. Cette résilience est renforcée par la baisse de l’inflation et la hausse des prix au producteur, liée à l’augmentation des prix du cacao. Les réformes budgétaires et structurelles ont renforcé la confiance des investisseurs.La croissance projetée est de 6,5 % entre 2024 et 2026. Pour atteindre ses objectifs 2030, dont la réduction de moitié de la pauvreté, le gouvernement devra approfondir les réformes et accroître ses marges de manœuvre budgétaires.
Source : https://www.banquemondiale.org/fr/country/cotedivoire/overview Voici une proposition de guide pratique en 4 points pour lancer son réseau de franchise dans ce pays phare de l’Afrique de l’Ouest. Cependant ayant des réalités quasi communes, cette proposition de guide peut s’appliquer à toute l’Afrique. Comme le dit mon mentor, Thierry Borde, Il n’y a pas de méthodologie au rabais pour la création d’une franchise ; autrement dit tous les éléments nécessaires pour la création d’une franchise sont capitaux, qu’il s’agisse de petites entreprises, des petites et moyennes entreprises ou industries, comme des grandes entreprises ou industries. Il y va de la pérennité, de la résilience et de la prospérité du système de franchise qui sera mis en place ou du franchiseur qui sera se sera lancé sur cette voie. Ainsi plusieurs actes d’une scène bien orchestrée seront révélés.Acte 1 : Valider la Franchisabilité de Son Concept par des experts en franchise en Côte d’Ivoire.
Si l’industrie de la franchise repose sur la duplication réussie d’une entreprise pilote, c’est dire qu’à la base, il faut qu’il y ait un concept duplicable ou franchisable. Selon les écoles d’expert en matière de création de création de franchises, nous avons des critères essentiels à prendre en compte.>Il faut absolument un Business model éprouvé dans le temps et en termes de rentabilité afin que les analyses qui se feront pour la mise en place du projet pilote reposent sur des faits et non sur des projections. N’oublions pas que c’est ce qui va conduire ou non le candidat à l’acquisition des franchises dans son choix d’acquisition. On ne donnera pas une durée minimale car tout étant contextuel et au cas par cas, mais pour sûr c’est un critère essentiel à prendre en considération. Il faut une Marque distinctive, c’est ce qu’on appelle avoir un projet d’enseigne solide. Le projet d’enseigne est une étape clé qui structure l’identité visuelle et commerciale d’un réseau. Il s’agit d’un concept global que le franchiseur développe pour garantir une cohérence entre tous les points de vente, tout en s’adaptant aux marchés locaux.
C’est l’ensemble des normes et standards qu’un franchiseur impose à ses franchisés pour : Uniformiser l’image de marque (logo, couleurs, architecture) ; garantir une expérience client identique (service, produits, ambiance) ; optimiser l’efficacité opérationnelle (disposition du magasin, process).
Dans ces grandes catégories on peut loger les sous catégories suivantes : L’architecture et l’aménagement (plan type du magasin, matériaux obligatoires, normes d’accessibilité) ; le merchandising & la mise en Place (disposition des produits, promotions visuelles ; l’expérience Client (CX) ; le process d’accueil (formation des employés), le digital et l’omnicanal (Site web homogène (même tempate pour toutes les franchises), l’application mobile commune, Réseaux sociaux (charte éditoriale unique). Il faut retenir que tous ces éléments constituent des actifs pour le franchiseur qui garantissent sa notoriété, sa rentabilité, sa pérennité etc…Il faut impérativement passer le Processus reproductible constitué du manuel opératoire et de la garantie de la formation du franchisé par le franchiseur. C’est dire que tous les process doivent pouvoir faire l’objet d’une codification facilitant la transmission du savoir en vue de veiller à son exécution en toute fidélité et dans les règles de l’art.
L’entrepreneur, futur franchiseur, doit accepter d’être formé au métier de franchiseur. En effet, le franchiseur est le pilote d’un réseau dont la réussite dépend de sa capacité à transmettre un savoir-faire tout en préservant la cohésion de la marque. Des principes clés régissent ce métier exigeant. Ce sont: Le principe de réplicabilité, le principe de support Permanent, le principe d’équilibre contractuel, le principe de cohérence des marques. En plus de ces aspects, il y a mise en place d’une structure managériale financière rigide qui commence par la définition des concepts de redevance avant de finir par la rentabilité financière du pilote.En effet, il y a une nécessaire évaluation à faire des coûts inhérents à l’acquisition de la franchise par des investisseurs appelés les franchisés. Ceci concerne les frais d’entrée, les droits d’usage de la marque, l’aménagement du local, la détermination du stock initial, les coûts ou redevances de la formation, du marketing local et du lancement.
Tout en ayant fait l’économie de certaines étapes, car chaque école d’expertise en franchise défini ses Process en fonction de son expérience, il se pose la question du système contractuel que constitue le contrat de franchise et le document d’information préalable (DIP). Ainsi, si la tendance générale vise à définir la franchise en ses aspects ou par sa formule contractuelle, il faut savoir que la contractualisation de la franchise est la dernière étape dans la franchisabilité d’un concept de franchise. Il ressort de tout ce qui précède, que cette étape fondamentale ne peut faire l’objet d’économie comme tendent à le faire croire certains spécialistes avec les concepts de « micro franchise ».Cet acte doit donc être mené avec brio par des experts en la matière qu’ils soient internes à l’entreprise ou indépendants. Il doit être mené dans les règles de l’art quitte à octroyer des facilités financières de prestation en fonction de la taille de l’entreprise du client.
Mais édulcorer les aspects fondamentaux de la franchisabilité d’un concept, c’est mettre en péril les économies en jeu dans cette relation d’affaire tant du côté du franchiseur, que du côté du futur franchisé.
Acte 2 : Se Conformer à la Réglementation en Côte d’Ivoire.
Certes, en Afrique en général tout comme en Côte d’Ivoire, les entreprises de franchise ne font pas pour l’instant l’objet d’une règlementation particulière. Cependant il demeure un facteur commun pour tous les entrepreneurs, c’est qu’une entreprise de franchise doit être légalement constituée. En attendant qu’elle fasse l’objet d’un traitement particulier en cas d’adoption de lois particulières sur la franchise, elle doit se fondre au régime commun de création, d’administration et de gestion des entreprises telles qu’en disposent les différentes lois nationales et communautaires. Dans le cas de l’industrie de la franchise, on s’intéresse à des entreprise déjà établies et non à créer en vue de leur transformation immédiate en franchise. Cela n’est simplement pas possible car comme on l’a vu dans l’acte 1, il faut qu’elle ait déjà une expérience en termes d’activités et de rentabilité établis sur une période.Cependant, un futur franchisé qu’il soit franchisé simple ou master franchisé, il doit être une personne morale constituée, autrement dit il doit être une entreprise. Pour ce faire, en Côte d’ivoire, il doit s’adresser au CEPICI qui est le centre promotion des investissements en Côte d’Ivoire, pour procéder à la création de son entreprise qui va soutenir l’acquisition de sa future franchise.
source: https://cepici.gouv.ci/ pour les entreprises de franchise en devenir, voici déjà les dispositions à prendre. Elles peuvent encore à cette étape se faire accompagner par des experts. Cela concerne :- L’enregistrement de la Marque avec l’OAPI (Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle) : Dépôt obligatoire pour protéger sa marque dans 17 pays francophones.
- Le contrat de Franchise qui doivent être rédigé par un avocat ou à tout le moins selon le droit commun communautaire en la matière, c’est-à-dire le droit OHADA.
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