La franchise comme levier pour le financement climatique et la lutte contre le réchauffement climatique après la COP29

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28/04/2025 0 vues
La franchise comme levier pour le financement climatique et la lutte contre le réchauffement climatique après la COP29

La franchise comme levier pour le financement climatique et la lutte contre le réchauffement climatique après la COP29.

Dans un monde en course perpétuelle au mercantilisme, au pouvoir politique et à la domination géopolitique, La 29ème Conférence (COP29) qui s’est tenue cette année à Bakou, en Azerbaïdjan, du 11 au 24 novembre 2024, vient malheureusement nous rappeler que notre monde devient de plus en plus incertain, avec des risques environnementaux majeurs et des bouleversements systémiques.

En effet, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 29) s’est achevée avec un nouvel objectif en matière de financement. Ce nouvel objectif vise à aider les pays à protéger leurs populations et leurs économies contre les catastrophes climatiques, et à partager les vastes avantages de l’essor des énergies propres.

A cette rencontre portant sur le solutionnement des problèmes liés au dérèglement climatique, un accent important a été mis sur le financement de l’action climatique. Elle a réuni près de 200 pays et est parvenue à un accord décisif qui permettra de :

  • Tripler le financement aux pays en développement, par rapport à l’objectif précédent de 100 milliards de dollars par an, à 300 milliards de dollars par an d’ici à 2035.

  • S’assurer des efforts de tous les acteurs pour travailler ensemble afin d’augmenter le financement aux pays en développement, à partir de sources publiques et privées, pour atteindre un montant de 1 300 milliards de dollars par an d’ici à 2035.

  Il a été rapporté que ce nouvel objectif a été adopté après deux semaines de négociations intenses et plusieurs années de travail préparatoire, dans le cadre d’un processus exigeant que toutes les nations se mettent d’accord à l’unanimité sur chaque terme de l'accord. Malgré certaines politiques de boycott de la prise de conscience collective des enjeux climatiques, je me félicite et me réjouis de ce cadre important de travail qui a pu mettre en place des mécanismes sérieux et avérés pour la sauvegarde de l’environnement avec l’implication de tous les acteurs et décideurs du monde entier. Hélas, en dépit de toutes les velléités d’exploration spatiale, la cinglante vérité est que nous avons une seule planète qui est souffrante et qui mérite des solutions fortes. En attendant la possibilité d’aller, par vol charter de fusée, vivre sur d’autres planètes, il n’y a que la planète Terre que nous pouvons laisser en héritage à nos descendants. Même si ce dernier cas était possible un jour, la quête perpétuelle d’exploitation de nouvelles ressources minières et énergétiques qui sous-tendent cette exploration de lieux nouveaux d’habitat, les concepts de transformation et de consommation à tout vent, en dépit des conséquences climatiques qui minent notre planète, se répercuteront dans ces nouveaux lieux de vie, car il s’agira tout simplement de reproduction d’un système de vie dans de nouveaux lieux.

Franchise; Financement climatique ; Réchauffement climatique

Pour en revenir à la Cop 29, au regard de l’appréciation mitigée des résultats de cette rencontre, de l’indexation du refus partiel des pays développés à payer la note, et des pays en voie de développement à recevoir davantage de subventions, d’aides financières pour appuyer leurs actions portant résolution des problèmes liés au changement climatique ; au regard de certaines avancées majeures dans les stratégies et actions de lutte contre le dérèglement climatique, que pouvons-nous déjà faire avec l’existant ? Quelle est la stratégie commerciale d’expansion, de duplication de ces méthodes, actions et stratégies avérées de lutte contre le changement climatique qui permettrait un autofinancement de ces entités qui en sont à la base de sorte à moins dépendre du financement public ou privé mondial ? C’est pour apporter un début de solution qui existe déjà, mais qui  est  soit méconnue, soit les besoins de financement sont tels que les entités à la base de la création de ses stratégies, méthodes et actions de lutte contre le dérèglement climatique ne leur permettent pas d’y penser. Ce début de solution porte sur une meilleure prise en compte du modèle commercial et de levier de financement que constitue la franchise.

Il ne s’agit nullement pour moi de m’ériger en expert climatologue ou en financier, mais plutôt d’en appeler à la prise de conscience collective qu’il vaut mieux aussi développer des stratégies d’autofinancement au bénéfice de toutes les entités qui proposent des actions, méthodes et stratégies avérées de lutte contre le changement climatique.

Dès lors, il sied de présenter la notion de franchise, celle du changement climatique, puis d’établir la mixité nécessaire entre ces deux concepts de développement sociétal comme solution pour lutter contre le changement climatique.

  1. Notion de franchise

La franchise est une branche majeure du commerce organisé. Le terme commerce organisé est utilisé pour désigner les réseaux d'entreprise constitués par des points de vente juridiquement indépendants. Autrement dit, il s'agit de commerçants qui ont choisi de travailler en réseau (souvent derrière une enseigne) tout en restant indépendants sur le plan juridique et financier. Il comprend ainsi les licences de marque, les concessions, les filiales pour ne citer que celles-ci. La franchise se présente comme le modèle le plus abouti dans le domaine du commerce organisé. Dans son acception classique, de nous jours elle  est perçue comme un contrat entre deux parties, dans lequel une entreprise appelée « franchiseur » accorde à une autre entreprise appelée « franchisé » l'utilisation de son nom commercial, de sa marque, de son modèle d'affaires et de son savoir-faire en échange d'une rémunération connue sous la terminologie de redevance. Dans ce type de contrat, l'enseigne franchiseur souhaite multiplier un concept qui marche, tandis que le futur franchisé veut de son côté profiter de ce concept pour créer sa propre entreprise. Cette perception peut se comprendre, car dans un monde en quête perpétuelle de rentabilité, l’on a tendance à simplifier les choses. Il y a aussi le fait que pour lui conférer un cadre légal facilitant son insertion dans l’ordonnancement juridique des Etats, il faudrait bien lui attribuer une qualification juridique.

Franchise; Financement climatique ; Réchauffement climatique

Cependant, dans l’optique de la cible d’activité concernant par cette publication, il faille faire prévaloir une approche beaucoup plus profonde, beaucoup plus méthodique, sans pour autant dire que l’approche classique ne l’est pas. C’est ainsi que j’invite à la percevoir sous la forme du franchising qui est la dénomination d’une approche beaucoup plus profonde et méthodique du concept de la franchise. Dès lors, le Franchising selon son père Fondateur Alfred P. Sloan : est un outil de leviers financiers le plus attractif, qui se réfère à l’ensemble du processus global de création et de gestion de réseaux d’indépendants, utilisé pour autofinancer l’accélération du déploiement de certains concepts, dans tout secteur d’activité.

Les disciples de cette méthode à savoir Monsieur Thierry Borde et Charles G. Seroude, dans leur livre commun intitulé : LE MANIFESTE DU FRANCHISING, indique que cette méthode s’articule autour des points suivants :

  • Savoir identifier les différentes redevances et ressources possibles du franchiseur,

  • Savoir les calculer et les justifier dans le respect de ratios d’équilibre connus et favorables au modèle économique des franchisés et du franchiseur,

  • Savoir les affecter aux bons services selon leur nature récurrente ou non-récurrente,

  • Savoir les utiliser selon les objectifs qu’elles financent (notoriété, développement du réseau, croissance du CA du réseau, compétitivité de l’offre du concept, etc.).

  • Savoir utiliser les ratios statistiques de référence qui permettent de piloter la bonne gestion de ces ressources et redevances pour qu’elles deviennent l’un des principaux leviers de la conquête de votre marché.

  • Aussi, le Franchising jouit d’une connaissance pointue des mécanismes marketing, économiques, managériaux et juridiques encore trop ignorés, ce qui engendre les conséquences :

  1. Des concepts à fort potentiels qui ignorent qu’ils peuvent autofinancer leur développement et conquérir leur marché,

  2. Des concepts encouragés à l’utilisation inappropriée et dangereuse de la franchise,

  3. Des franchiseurs qui dépensent plus d’énergie à régler des problèmes dont la source n’est pas identifiée, au lieu de bâtir le leadership de leur enseigne.

Quelles que soient les méthodes d’approches, ce modèle de développement commercial et de levier financier a un impact important dans le commerce et les finances au niveau mondial. Ainsi L’IFA (International Franchise Association) qui œuvre par le biais de ses relations gouvernementales et de ses politiques publiques, de ses relations avec les médias et de ses programmes éducatifs pour protéger, améliorer et promouvoir la franchise, indique qu’il existe quelque 806 270 établissements franchisés qui soutiennent près de 8,7 millions d’emplois directs, 858,5 milliards de dollars de production économique pour l’économie américaine et près de 3 % du produit intérieur brut (PIB). Aussi, elle mentionne que les membres de l’IFA comprennent des sociétés de franchise dans plus de 300 catégories de formats commerciaux différents, des franchisés individuels et des entreprises qui soutiennent le secteur dans le marketing, le droit, la technologie et le développement commercial.

Franchise; Financement climatique ; Réchauffement climatique

En Europe, en 2023, c’est : 2035 réseaux de franchise, 92 132 points de vente franchisés, 88,49 milliard d’Euros de chiffre d’affaires global, 951 620 emplois directs et indirects.  chrome-extension://efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/https://www.franchise.org/sites/default/files/2024-02/2024%20Franchising%20Economic%20Report.pdf En Asie : L'Asie est l'une des régions économiques qui connaît la croissance la plus rapide au monde, et le secteur de la franchise joue un rôle majeur dans cette croissance. En 2022, le secteur de la franchise en Asie valait 12,5 milliards de dollars américains et devrait atteindre 20 milliards de dollars américains d'ici 2025. Source : https://www.topfranchiseasia.com/blog/explore/the-impact-of-technology-on-franchising-in-asia#:~:text=In%202022%2C%20the%20franchising%20industry,customer%20service%2C%20and%20reduce%20costs. Pour ne citer que ces zones géographiques majeures dans le développement des franchises, il apparaît que la franchise en tant que levier économique a un impact majeur dans le développement de ces différents continents. La particularité dans le domaine de la franchise est qu’elle permet le développement des industries et services de manière uniforme dans tous les pays et continents dans lesquels les franchiseurs déploient leurs réseaux. C’est dire que c’est un véritable outil de transferts de connaissances, de savoir-faire dans tous les pays du monde par une entreprise dotée d’un savoir-faire unique. Mais surtout, c’est la qualité de la transmission de ce savoir-faire qui assure la quasi-pérennité du réseau d’un franchiseur. Qu’en est-il à présent de la notion de changement climatique et la part des entreprises dans la résolution des problèmes climatiques ?  

          2. Notion de changement climatique

Selon l’organisation des nations unis au travers du Réseau Action Climat qui fédère les associations engagées dans la lutte contre le dérèglement climatique et pour une transition écologique, solidaire et équitable ; les changements climatiques désignent les variations à long terme de la température et des modèles météorologiques. Il peut s’agir de variations naturelles, dues par exemple à celles du cycle solaire ou à des éruptions volcaniques massives. Cependant, depuis les années 1800, les activités humaines constituent la cause principale des changements climatiques, essentiellement en raison de la combustion de combustibles fossiles comme le charbon, le pétrole et le gaz. La combustion de combustibles fossiles génère des émissions de gaz à effet de serre qui agissent comme une couverture autour de la Terre, emprisonnant la chaleur du soleil et entraînant une hausse des températures. Les émissions de dioxyde de carbone et de méthane, notamment, sont à l’origine des changements climatiques. Elles résultent par exemple de l’utilisation de carburants pour alimenter les véhicules ou du charbon pour chauffer un bâtiment. Le défrichement des terres et des forêts peut également entraîner la libération de dioxyde de carbone. L'agriculture et les moteurs à combustion constituent une source importante d’émissions de méthane. Les secteurs de l’énergie, de l’industrie, des transports et de la construction ainsi que de l’agriculture et d’autres utilisations des terres figurent parmi les principaux émetteurs.

Franchise; Financement climatique ; Réchauffement climatique

Cette source d’information indique aussi que, si que les populations subissent ces changement climatiques de différentes manière (ce qui n’est un secret de polichinelle au regard des catastrophes naturelles subit sur tous les continent),  il y a une série de rapports des Nations Unies, des milliers de scientifiques et d’évaluateurs gouvernementaux convenaient que le fait de contenir la hausse de la température globale dans la limite de 1,5 °C nous aiderait à prévenir les effets climatiques les plus graves et à maintenir un climat vivable. Pourtant, sur la base des plans climatiques nationaux actuels, le réchauffement de la planète devrait atteindre 2,8 °C d'ici la fin du siècle. Les émissions à l’origine des changements climatiques proviennent de toutes les régions de la planète et concernent tout le monde, mais certains pays en produisent bien plus que d’autres (Rapport du PNUE - PDF en anglais). Les sept  plus gros émetteurs de gaz à effet de serre (Chine, États-Unis, Inde, Union européenne, Indonésie, Fédération de Russie et Brésil) sont responsables, en 2020, de la moitié des émissions. Si tout le monde doit prendre des mesures pour lutter contre les changements climatiques, il incombe davantage aux personnes et aux pays auxquels la majeure partie du problème est due d’agir en premier lieu.

Cette source précise aussi cela la situation peut encore être contrôlée, car nombre de solutions aux changements climatiques peuvent apporter des avantages économiques tout en améliorant nos vies et en protégeant l’environnement. Nous disposons également de cadres et d’accords internationaux pour encadrer les progrès, tels que les objectifs de développement durable, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et l’Accord de Paris. Les trois grandes catégories d’action sont les suivantes : la réduction des émissions, l’adaptation aux effets des changements climatiques et le financement des ajustements nécessaires.

Franchise; Financement climatique ; Réchauffement climatique

Au niveau des systèmes énergétiques, le fait de passer des combustibles fossiles aux énergies renouvelables (comme l’énergie solaire ou éolienne) permettra de réduire les émissions à l’origine des changements climatiques. Cependant, il faut commencer dès maintenant. Une coalition grandissante de pays s’engage à atteindre l’objectif de zéro émission nette d’ici à 2050, mais environ la moitié des réductions d’émissions doivent être effectives d’ici à 2030 si l’on entend contenir le réchauffement en deçà de 1,5°C. Pour y parvenir, il faut réduire considérablement l'utilisation du charbon, du pétrole et du gaz : plus des deux tiers des réserves prouvées actuelles de combustibles fossiles doivent être conservées dans le sol d'ici 2050 afin d'éviter des niveaux catastrophiques de changement climatique. Source : https://www.un.org/fr/climatechange/what-is-climate-change#:~:text=Les%20changements%20climatiques%20d%C3%A9signent%20les,%C3%A0%20des%20eruptions%20volcaniques%20massives.

Cet état de fait a conduit non seulement l’implication des Etats au travers des nombreux cadres de rencontres de haut niveau entre eux, mais aussi à celle du secteur privé au travers de nombreuses initiatives et actions faites par le secteur privé précité.

Cependant, si j’encourage les entreprises émettrices de CO2 ou de toutes substances destructrices de l’environnement dans leurs efforts visant à réduire les gaz à effet de serre, dans le cadre de la présente réflexion, sont visées uniquement les entreprises qui au travers de leur initiatives ont établies des processus ou méthodes en vue de lutter contre le changement climatiques, puis ont été expressément créées à cet effet.

Dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, le Climate Promise issu de l’accord de paris en 2015 aide, à l'échelle du système des Nations Unies, les pays vis-à-vis de leurs engagements climatiques nationaux (CDN – contribution déterminée au niveau national), afin de les améliorer, de renforcer leur capacité à faire l'objet d'investissements, d'accélérer leur mise en œuvre et de les rendre conformes à l'objectif de 1,5 °C. Si cette initiative du financement des CDN était limitée au niveau Etatique, de nos jours il est de plus en plus question d’y associer le secteur privé pour les inciter à non seulement à créer des activités susceptibles d’aider à la lutte contre le changement climatique, mais aussi de pouvoir bénéficier de certains financements des organisations financières internationales spécialisées dans le domaine climatique. Ainsi, en juin 2024,  j’ai eu le privilège de participer à un atelier à Abidjan, qui réunissait, outre les représentants du PNUD-Côte d’Ivoire et ses partenaires précités, des experts thématiques, les acteurs du secteur public et du secteur privé, des institutions financières continentales et sous régionales. L’objectif général de l’atelier est de permettre, de manière pratique, une meilleure compréhension et un partage de connaissances vertical et horizontal des participants sur les CDN sur l’accès à la finance climatique par le secteur privé d’une part et de favoriser une implication du secteur privé dans le financement et la mise en œuvre des CDN, d’autre part.

Cet événement vise à rassembler les parties prenantes clés du secteur public et du secteur privé autour des CDN et leurs plans d’investissement, les fonds climatiques et autres instruments financiers et des approches/initiatives propices à un meilleur engagement du secteur privé.

Les objectifs spécifiques liés à cet atelier sont la présentation des CDN et le potentiel de marché qu’elles représentent pour l'investissement dans les secteurs clés à travers les pipelines de projets contenus dans les plans d’investissement ; contribuer à accroitre la connaissance des participants (es) sur les différents instruments et possibilités de financement tels que la finance climatique dédiée au secteur privé, partenariats public-privé, etc. ; permettre un plus large engagement du secteur privé national, régional et international dans le financement et la mise en œuvre des actions et axes prioritaires des CDN ; créer un cadre pour les rencontres B2G (acteurs publics et privés) et B2B entre acteurs publiques et privés, i.e., agences gouvernementales, fournisseurs de solutions techniques (énergies, eau, etc.), institutions financières publiques (Banques centrales nationales, banques multilatérales, etc.) et privées (banques de développement, banques commerciales, etc.), investisseurs d’impact, partenaires au développement, etc. Dès lors, j’ai pu me rendre compte qu’il existe en Afrique et dans le monde une floraison d’entreprises privées dans le domaine climatique qui ont mis en place des stratégies et des techniques éprouvées qui contribuent très bien à la lutte pour le changement climatique.

Ces dernières éprouvent un sérieux besoin de financement et ont des grandes ambitions d’exporter les activités dans le monde entier.

J’aurais bien voulu produire les statistiques répertoriant les entreprises concernées ainsi que les technologies développées pour lutter contre le changement climatique. Mais de telles statistiques sont sûrement en cours de conception par les institutions internationales concernées et précitées, car durant de l’atelier sus dessus mentionné, il a été proposé la création d’un registre regroupant tous les acteurs privés de ce domaine d’activité.

Tout compte faire, il apparaît nécessaire d’opérer la mixité ou la rencontre du concept de la franchise et les entreprises œuvrant dans le domaine privé lié à la cause climatique. L’une étant un levier financier, l’autre étant un secteur d’activité en besoin de financement et d’expansion.

  3.La mixité nécessaire de ces deux concepts de développement d’une société comme solution pour lutter contre le changement climatique.

Comme nous l’avons déjà dit, nous avons d’un côté le levier financier que constitue le système commercial de la franchise ; et d’un autre côté nous avons des entreprises dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique qui ont un besoin de financement et d’expansion de leurs activités. Par conséquent, il est opportun de susciter leurs rencontres afin de permettre à ses entreprises d’atteindre leurs objectifs de développement et de financement. Dans l’approche fondamentale de la notion de franchise, elles devront remplir les critères essentiels de création de franchise. Les orientations ici sont données à titre indicatif ou d’information, car il importe d’approcher les spécialistes en la matière pour les y conduire.  
  1. La valorisation des marques des entreprises liées aux questions climatiques.

Le premier critère en termes de création d’une franchise est la valorisation des marques de l’entreprise concernée. Les marques sont des signes qui distinguent des produits ou des services sur un marché donné. Une marque apporte des informations particulières aux consommateurs potentiels, par exemple que le produit ou service portant le signe en question est produit ou commercialisé par telle entreprise ou entité. Il s’ensuit que les consommateurs peuvent se référer aux marques pour distinguer les produits et services d’un fabricant ou commerçant de ceux des autres. Le mot “marque” pour désigner à la fois les marques de commerce et les marques de service. Une marque est un mot, une expression, un symbole et/ou un dessin qui indique et distingue la provenance des produits d’une partie de ceux des autres. Une marque de service est un mot, une phrase, un symbole et/ou un dessin qui indique et distingue la provenance d’un service par opposition aux produits. Ces entreprises doivent mettre en place une stratégie de développement et de notoriété de leurs marques à partir du moment la marque, signe de ralliement derrière une entreprise est un moyen d’attractivité et un actif incorporel. En tant que telle, elle doit faire l’objet d’une évaluation financière adéquate. Elles doivent donc mettre en œuvre les procédures juridiques de reconnaissance de leurs marques et toute une stratégie marketing et de visibilité de leur marque à l’effet de vraiment faire d’elle un actif financier incorporel nécessairement pris en compte en matière de création d’un réseau de franchise.  
  1. La conceptualisation du savoir-faire des entreprises œuvrant dans le domaine de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique.

Les entreprises liées au secteur de la lutte contre le réchauffement climatique sont généralement à la base de technologies nouvelles et efficaces. Elles sont à la base généralement de l’utilisation de technologie mises au point et qui ont pour rôle la réduction de l’intensité énergétique. Ces avancées sont susceptibles d’être objet de transfert de compétence et de savoir-faire pour l’exploitation de leurs concepts. Or, justement en matière de création de franchises, le savoir-faire existant est non seulement capital, mais surtout, il doit pouvoir faire l’objet d’une conceptualisation selon une méthode éprouvée. Selon Thierry Borde dans le manuel du franchising, un concept (savoir-faire franchisable) doit réunir les conditions suivantes :

Un concept « franchisable » : un concept n’est en principe « franchisable » que s’il dispose de ces 6 qualités spécifiques d’attractivité. Ces attributs essentiels de la réussite d’un développement en Franchising, qui ont été testés dans le Pilote, c’est-à-dire :

  • Avéré : c’est-à-dire qu’il existe matériellement dans une ou plusieurs unités opérationnelles appelées « pilote(s) de la Franchise ». En effet, le Franchisé achète un concept avéré par sa réussite. Il est illégal de vendre une idée en franchise si bonne soit-elle et les moyens détournés sont risqués, inefficaces, dangereux et malhonnête.

  • Abouti : c’est-à-dire que le pilote de la franchise peut démontrer sa rentabilité attestant son succès commercial et financier.

Le plus souvent les concepts qui n’ont pas prouvé leur succès, soit ne trouvent pas de franchisés, soit les conduisent à l’échec avec un concept inabouti, soit sont copiés et doublés par un ou plusieurs Franchisés qui réussissent mieux que leur Franchiseur.

  • Attractif : c’est-à-dire qu’il démontre que la rentabilité des investissements et du travail est autant ou plus attractive que celle de la moyenne de son marché.

Plus il est attractif et plus il est facile à vendre à de bons franchisés et plus les redevances exigibles sont justifiées et importantes.

  • Spécialisé : il est différencié sur son marché souvent spécialisé et à minima original.

Les franchises à succès ont le plus souvent créé une niche de marché, car il est périlleux de se positionner sur un marché saturé par des leaders. On constate également une concurrence limitée, une fidélisation de la clientèle supérieure, de meilleures marges brutes, etc, entres autres avantages de la spécialisation.

  • Reproductible : ce qui signifie qu’il existe un nombre suffisant de zones de chalandises bénéficiant d’un potentiel de clients équivalent à celles de la zone du pilote de la franchise.

Ce qui démontre qu’il existe des zones de chalandise où le succès peut être reproduit. Cela permet également de définir un plan stratégique de développement mobilisateur.

  • Transmissible : ce qui signifie que toutes les raisons du succès du concept ont été identifiées dans ses 12 catégories puis rédigé dans un Manuel opératoire structuré pour être utilisable.

Entre savoir-faire et savoir faire réussir, il ne faut pas négliger la hauteur de la marche. Il est essentiel d’identifier les raisons du succès avant de prétendre pouvoir les transmettre.

Nous allons faire l’économie des autres aspects du mode opératoire en matière de création  des franchises. Cependant nous devons savoir qu’une méthode bien pensée et menée permet d’aboutir au point ci-dessous.
  1. La conceptualisation de la transmission du savoir-faire ou la question de la duplication du savoir-faire.

La conceptualisation de la transmission du savoir-faire ou la question de la duplication du savoir –faire, met en relief la capacité pour le franchisé à pouvoir donner ou transmettre la formation nécessaire aux futurs franchisés. En effet à quoi servira d’avoir une marque, un concept ou savoir-faire bien élaboré si celui-ci ne peut être transmis par voie de formation et d’assistance des futurs franchisés. En sus du savoir-faire, la formation et l’assistance continue sont les  nœuds gordiens en matière de franchise. C’est ce qui fait la distinction des autres aspects du commerce organisé dont nous avons parlé plus haut. Il faut dire que dans la notion de franchising c’est tout ce travail préparatoire, le mode opératoire brièvement présenté, qui conduit à la rédaction d’un contrat d’où la raison pour laquelle la franchise n’est pas d’emblée un contrat. Autrement dit la simple présentation et la signature d’un contrat intitulé « contrat de franchise » ne confère automatiquement pas à ce contrat la nature réelle de contrat de franchise. Ainsi, les entreprises privées impliquées dans la lutte contre le changement climatique devraient œuvrer à réunir toutes ces conditions sous la conduite de spécialistes avertis.  
  1. L’implication nécessaire de tous les acteurs étatiques et institutions publiques ou privées pour des facilités fiscales se rapportant aux franchises œuvrant dans le domaine climatique.

Sur ce point, nous souhaitons une implication de tous les acteurs étatiques et les institutions publiques pour des facilités fiscales se rapportant aux franchises œuvrant dans le domaine climatique est vivement. En effet, la sensibilité et l’urgence de ce secteur d’activité économique gagneraient à être soutenues par des facilités fiscales beaucoup plus poussées à faire aux entrepreneurs de ce domaine d’activité. Cela pourrait consister à une exemption voir une très forte réduction des charges fiscales en matière de création des franchises. Mais aussi sur celles pouvant être perçues sur les redevances d’exploitation ou les droits d’entrée payés par le franchisé. Et c’est le lieu de signifier comment les franchises deviennent un levier financier pour le franchiseur.  
  1. solution au déploiement et à l’autofinancement des entreprises œuvrant dans le domaine climatique, pour réduire leurs dépendances des finances publiques.

En effet, une fois, la création du concept de franchise est finalisée, les frais de droit d’entrée, de royalties, de redevance ayant été fixés, tout candidat potentiel ayant été choisi car répondant aux critères de sélection définis par le franchiseur, devra s’acquitter de tous ces frais inhérents à l’acquisition de la franchise. De la sorte, le franchiseur engrange des entrées régulières d’argent qui permettront à l’amélioration de ses capacités et recherches en développement ; mais aussi cela lui permet de se déployer sans avoir à faire d’importants investissements au préalable.  
  1. L’implication nécessaire de toutes les organisations mondiales et nationales de régulation des franchises.

Au travers de ce point, il s’agit juste d‘interpeller les faîtières de la franchise à promouvoir les entrepreneurs œuvrant dans la lutte contre le changement climatique aux fins de mieux les encadrer et de les voir émerger. Ainsi, elles serviront au mieux promouvoir les actions pour sauvegarder notre planète, au lieu de mettre essentiellement l’accent sur l’industrie de consommation.   lire aussi l'article suivant: https://inschool.kabefo.net/la-franchise-lautre-versant-du-developpement-de-lafrique/

Conclusion

Il s’est agi pour moi d’interpeller la conscience collective sur les enjeux du changement climatique et de présenter des solutions plus éprouvées au travers du système de la franchise en vue de l’émergence des valeurs de l’entrepreneuriat vert.